- Avancer sans le passé -

Comment lui dire sans le faire fuir, que cette présence permanente dans sa tête, entraine une distance qu'elle ne supporte que de plus en plus difficilement. Qu'elle souffre de le sentir partir dans ses pensées sans pouvoir en rien le faire rester avec elle. Être présente, continuer d'être là, face à lui qui même s'il essaie, reste bloqué dans le passé. Vouloir le faire avancer, doucement mais sûrement, le ramener dans une certaine réalité. Alice qui aime à voler, reste là, clouer au sol à le regarder, faire ses allers retours, entre avant et maintenant. Que faut-il qu'elle fasse de plus pour réussir à le conquérir, à le sentir présent rien que pour elle. Ne pas fuir, voilà ce qu'elle fait, elle fait tout pour tenir, ne pas faiblir devant lui, ne pas laisser paraître ce mal être, cette douleur qui s'installe dans son coeur. Les cadavres exquis du passé sont bien durs à oublier, elle en a conscience, mais il faut toujours en éprouver une certaine méfiance. Être là sans être las, le soutenir, profiter des instants, tout lui dire, ne pas mentir, l'aimer, et oublier le passé que chacun a.

- L'habit ne fait pas le moine -

Histoire de, comme ça, balancer des mots sur une page interne, qui se balade elle-même dans le monde entier, mais je ne sais pourquoi là ce soir, peut-être ce film "Le Hérisson", cette très belle histoire sur la vie de chacun, le fait de n'être au fond, qu'un simple poisson rouge, buttant sur les bords de son aquarium qu'est la vie, non ... Enfin bref, je ne sais, c'est un très beau film en tout cas, il me donne envie de le lire le livre dont il est l'adaptation! Aujourd'hui, c'était le premier jour des soldes aussi! Et en tant qu'être féminin, je les ai fait, la carte bleue a un peu prit cher (c'est le cas de le dire) mais ça fait du bien aussi, ce n'est pas tous les jours les soldes après tout, et j'ai trouvé ce que je voulais alors ça me va! Et là, ce soir, en rangeant mes nouveaux habits j'ai bloqué à trouver un cintre sur lequel poser mes trouvailles, guère de place ... Puis du coup suite au film peut-être, je n'en sais toujours rien, je me suis dit, que mes habits ne font pas qui je suis, mais je suis moi qu'importe ce que je porte. Sarouel, slim, robe en dentelle ou robe d'été, des hauts différents, en bref une penderie variée, mais qui en aucun cas ne définit clairement la personne que je suis.

A vrai dire, qui suis-je? 

Blandine N. 20ans depuis à peine un mois, en attente des résultats du bac, un peu folle (voire beaucoup tout dépend de la compagnie), l'envie bien déterminée d'aller à Toulouse étudier à l'ETPA pour faire de ma passion pour la photographie mon métier. Puis j'aime lire aussi, je suis curieuse d'un peu tout ce qui peut être culturel, je ne peux pas spécialement vivre sans musique, j'aime aussi regarder des films soit au cinéma ou poser chez moi ou un ami, et j'aime aussi les habits. Et pour en revenir à l'habit ne fait pas le moine, c'est ça, j'aime les habits, certes je fais attention au prix, je ne suis pas crésus, et donc voilà, je crois que c'est ça, j'aime la photographie, les livres, la musique, le cinéma, les habits en gros la culture dans ces quelques coutures ! 

Pourquoi cette réflexion ce soir? Je cherchais enfaite à savoir avec quoi pouvait aller la petite veste (style tailleur) que j'ai trouvé cet aprem! Puis j'ai trouvé ! Enfaite qu'importe vraiment ce que je mets tant qu'au fond, je suis toujours moi, ma penderie c'est moi car moi je suis plein de choses, j'ai plein de choses en moi, c'est vrai, je ne parle pas beaucoup et je suis assez timide, j'écoute plus les gens que je ne parle avec eux mais c'est moi ça aussi, c'est que je prends le temps, je suis peut-être un hérisson aussi, pleine de piquant à l'extérieur, mais une fois que l'on arrive à franchir cette carapace, l'on voit sans doute qu'il y a des choses à découvrir que l'on ne devinerait peut-être pas au premier regard. 



- Tuer le temps passé -

- Dans la nuit des fées est né le grand secret. Devant la scène deux coeurs ardents se sont embrassés. -

- Sombrant dans la beauté d'une nuit d'été, mélangeant rêves & réalité, oubliant l'intimité des dieux, les muses l'amusent, et elle monte aux cieux. Délicieux coups de reins, épanchant en son sein, l'ivresse du plaisir sexuel, tout cela paraît alors ... irréel. Sombrant dans la beauté d'une nuit d'été, tout devient précieux, plus merveilleux ; il y a comme un goût de miel au septième ciel. -

Oublier, rayer, enterrer le passé voilà ce qu'il serait bon de faire. 

- Un peu trop, toujours trop -

- Cette impression constante de ne pas être à la hauteur. Elle a tant de choses dans le coeur, qu'il se noie car elle ne sait plus quoi penser de tout ça. Est ce qu'avec le temps ça passera? Elle ne sait pas. Elle ne sait rien de tout ça. Alice essaie vraiment de garder la tête haute, la tête hors de l'eau, mais par moment il lui est tentant de plonger, de tout laisser couler, plus un bruit, plus une douleur. Tous ces pincements au coeur, tous ces fils dans son esprit, tout défile à une telle vitesse, tout la presse à plonger, laisser sa tête passer en-dessous l'eau et ne plus rien subir que l'étrange légèreté de son corps dans cet élément. Cette sensation d'étouffement, de ne plus vraiment contrôler ce qui l'entoure, cela en vaut-il vraiment la peine? A quoi bon se démener se dit-elle, si en fin de compte tout se termine un jour? Sensation de ne pas être à la hauteur, peur que le passé empiète sur sa réalité, et que son futur sera dur à réalisé. S'envoler, partir, et pourtant elle se sent retenue, retenue à ceux qu'elle aime. Elle doit arriver à se décrocher, mettre son coeur à un porte manteau, le laisser se vider de toute cette dépendance qu'il accumule au fil du temps. Cette impression constante de ne pas être à la hauteur lui tranche le coeur.

Elle aime un peu trop toujours trop, elle tient aux gens qui l'entourent plus qu'à elle-même, parfois elle ne se sent pas humaine à être constamment au dépend des autres. Mais leur bonheur, leur bien être compte tant pour elle, qu'elle arrive à les perdre à être trop là. Elle voudrait bien, ne pas avoir toute cette sensibilité en elle, elle voudrait bien parfois ne plus avoir de coeur. Cela la torture, ce n'est pas une obligation pour elle d'aider, de supporter, d'être le bras pour pleurer, non c'est sa nature, et elle en est elle-même victime. Alice ne supporte violence, et cris, hurler elle ne sait faire, se taire et écouter les autres voilà ce qu'elle a pour habitude faire, parler elle en a peur, les gens autour d'elle lui apparaissent tant différent d'elle, elle sent si différente d'eux, comme si elle n'habitait pas le même lieu. Une réalité où tout recommencer oui, mais comment faire, elle qui n'a jamais apprit à vivre que dans le silence et l'écoute des autres. Elle n'est pas nonne non cela elle ne l'est pas. Elle aime un peu trop et toujours trop, pas de juste milieu, elle apprend, fait de son mieux, il lui faut juste du temps pour apprendre à se gérer, rien ne sert de la brusquer. -



- Les Nouvelles d'Alice -

- Alice se perd, un manque de confiance en soi ravageur, une peur intense la saisie, lui nuit. Elle agit pour retrouver cette confiance, ne plus avoir cette méfiance envers elle-même. Trop de doutes, de questions l'emprisonne, elle se cogne, bute contre tout ce qui traine dans sa tête. Bazar sans fin, plongée dans le noir, elle voudrait juste ressortir de tout ça sans égratignure, juste être sûre que tout se passera bien. La crainte de tout louper une nouvelle fois, et dire une bonne fois pour toute au revoir à tout espoir. L'image de son avenir lui pince le coeur, une nouvelle peur dont elle voudrait bien se débarrasser en emmenant avec elle dans l'avenir quelques éléments du présent. Elle ne fait pas ce qu'il faut comme il faut, elle voudrait juste être bien, mais rien, elle agit de travers, après elle cumule les regrets. Alice se perd sans fin, ni faim, une boule au ventre, le ventre creux, tout est silencieux, elle pleure, s'endort. -